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  • : Za-ya
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  • : fly over the sea
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Confession d'un dégénéré 

Mercredi 26 août 2009
Chroniques d'un dégénéré(suite)

 Adolescent je commençais enfin à prendre confiance en moi. J'avais maintenant des amis qui m'aidaient à fuir mon sentiment de solitude et le foyer familiale. Nous nous occupions comme nous le pouvions. Nous partions en trip dans un cave, que se soit avec l'alcool de ma mère , l'herbe du grand frère d'un amis, ou le gazole de la tondeuse. Nos semaines nous les passions à nous défoncer comme l'on pouvait, prendre du plaisir avec de nouvelles sensations, on avait treize ans.

En grandissant j'arrêtais la consommation de gazole pour me concentrer sur la marijuana, je pouvais me défoncer sans dépenser d'argent grâce à l'herbe que je revendais au lycée, je fumais tous les jours et toute la journée. Le weekend je partais en Free-Party me trémousser comme un fou avec quelque cachetons d'extasy dans l'estomac. Sans suivis une période plus morose ou la drogue dure prit une place plus importante dans ma vie, que se soit la cocaïne, l'héroïne et j'en passe.

Je fini par ralentir mes consommations et les rendre occasionnels, surement un lassitude de la défonce permanente, de voir la démotivation qu'engendre la surconsommation, vouloir me réveiller regarder avec des yeux clair le monde qui m'entoure. Je le maudissais, mais peut-être allais-je enfin l'aimer?

 

 

Par Za-ya
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Dimanche 2 novembre 2008

  Confessions d'un dégénéré (suite)


 

  De mon enfance je n'ai gardé que très peu de bon souvenirs. J'étais un petit garçon timide, je prenais rarement la parole. Dans la cour de récréé je me retrouvais souvent seul. Je m'asseyais dans un coin isolé et contemplais mes pied. Je rêvais de ma mère heureuse, de mon pères, de mes frères et sœurs imaginaires. Je rêvais de moi en petit garçon épanoui et sociable à qui sa mère préparait de magnifiques goutés. Je me transformais en leader, celui que l'on aimait, que l'on regardait.

Lorsque la sonnerie retentissaient tous mes espoirs s'envolaient et je retournais tête baissé vers ma salle de classe.  Mes camarades riaient, jouaient, moi je restais inerte, enfermé dans ma bulle, dans mes pensés et ma timidité attendant patiemment que l'instituteur ouvre la porte. Lorsque le professeur posait une question mon cœur accélérait. Ma tête disparaissait dans mes épaules et je priais tous les dieux inimaginables pour ne pas être interrogé. Parfois le destin me choisissait, je sortais discrètement ma tête de mes épaules et sans regarder mon enseignant je bafouillais une réponse, la classe riaient, parfois l'instituteur lui aussi se moquait. Les professeurs m'appelaient la tortue ou l'autruche, surnom bien entendu repris par mes camarades qui ne rataient aucunes occasions. Ils  tournoyaient autour de moi tout en répétant ces gentils petits noms. J'étais un enfant sentimentale, je fondais souvent en larme et les moqueries me blessaient énormément et me renfermaient toujours un peu plus sur moi même. N'acceptant aucunes critiques je me battais. La rage me rendait plus fort.

  En grandissant les combats devenaient de plus en plus violents. A l'age de douze ans un conflit contre deux camarades éclata dans les toilettes du collège. Le premier se prit deux coups de poings dans la figure. Le second alors qu'il essayait de viser mes bijoux de famille reçu un coup de tête et se fracassa le crâne contre le carrelage. Il ne bougeait plus, un visqueux liquide rouge coulait le long du sol. Je couru, paniqué, prévenir les professeurs. Les pompiers l'amenèrent à l'hôpital. Le lendemain j'appris qu'il était dans le coma, mes camarades me traitaient d'assassin. Je resterais toute la journée seul dans un coin de la cour, à pleurer toutes les larmes de mon corps. Quelques jours plus tard alors que j'avais perdu tout espoir, il se réveilla sans aucunes séquelles. Un mois après cette mésaventure nous étions les meilleurs amis du monde.

     


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Par Za-ya
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Jeudi 30 octobre 2008
Confessions d'un dégénéré(suite)

                                  

    C'est à dix ans que j'appris ma lourde responsabilité dans la morbide disparition de mon père. Ma mère lors d'une folie nocturne m'accusa du meurtre de mon propre paternelle. Assassina apparemment commis le lendemain de ma naissance...

Folle de rage elle cassa sa bouteille sur la table. D'un regard remplit haine et d'alcool, hurlant toute sa fureur renfermé depuis des années, elle m'attrapa par le col tout en menaçant de m'égorger avec un morceau de verre. Ses joues rouges, ses yeux écarquillés et ses cernes rongés par l'alcool la vieillissaient d'une dizaine d'années. Elle n'avait que vingt cinq ans,j'étais son fardeau, j'avais gâché  sa vie. Elle voulais ma mort mais j'étais la seul chose qui lui restais au monde.

Un liquide chaud commença dégouliner le long de mon corps. Je pleurais, je suppliais « Je t'aime maman, je n'est rien fait à Papa je te le jure! Maman arrête, pitié maman je t'aime! »

Elle me traitait de chien, d'assassin. Je voulais mourir expier mes fautes. Je serais comme le christ, torturé, humilié, mais je ressusciterai. Elle fini par me lâcher divaguant dérouté vers le frigo et le whisky libérateur. Je m'enfuis dans ma chambre, le cou coloré .

Le lendemain j'avais école j'enfilerai pour la énièmes fois un de mes colles roulés. Je n'avais que dix ans mais je savais déjà que je n'aurai pas d'enfance.




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Par Za-ya
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Mercredi 29 octobre 2008

 

Confessions d'un dégénéré


   Je suis né d'un union interdit  un soir d'hiver 1984. Ma mère accoucha à seulement quinze ans, alors qu'elle s'était réfugiée dans sa salle de bain. Pensant que je resterais calme elle me cacha sous son lit,  ne souhaitant pour rien au monde que ses parents ne découvre la vérité.

Très vite mon grand-père me trouva pleurant toute la crasse de ma couche.  La jeune fille se fit battre toute la nuit et donna le nom du mon créateur, son cousin de dix ans son aîné. Ils s'était aimés, en tout cas elle l'avait aimée. Le lendemain le cousin disparu, jamais il ne réapparaitra. Je ne connaissais mon père qu'à travers les fantasmes d'une adolescente désœuvrée rongé par l'alcool.

Je ne me suis jamais senti aimé par ma mère qui regrettait sans cesse de ne pas m'avoir abandonné. Alors que toute ma famille me prenaient pour une aberration de dieu. Je n'étais rien et j'étais tout. Je n'étais qu'un dégénéré et j'étais l'énorme tâche qui salissait l'honneur de mon entourage. Mon seul réconfort fut la souffrance, la honte, qu'endurèrent tous ceux qui me méprisaient.


"Je suis né dans le sang

De l'innocence d'une enfant

Je suis né d'une folie

De pulsions et de mépris

Je ne suis que souffrance

Je mourrai d'indifférence


Je suis l'enfant exclu des repas de famille.

Je suis l'enfant que l'on oubli

Je suis l'enfant seul à Noël.

Je suis l'homme remplis de haine"

 

Za-ya, Cris de mon enfance, 1742

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Par Za-ya
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